ROMANS

Chambre simple, Jérôme Lambert : rentrée littéraire d’hiver 2018 (#RL2018)

10 janvier 2018
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Ayant été conquise par le premier roman de Jean-Baptiste Andrea, publié aux éditions de L’Iconoclaste et paru à la rentrée littéraire 2017, c’est avec grand plaisir que j’ai décidé de me plonger dans Chambre simple, publié également par cette maison d’édition. Mal m’en a pris. Puisque si ce roman polyphonique promet une immersion en plein cœur du milieu hospitalier, au chevet d’un homme victime d’une crise d’épilepsie, il se révèle superficiel et creux. Jérôme Lambert livre un récit désincarné qui n’a pas réussi à m’émouvoir. Une fois n’est pas coutume, ma chronique sera particulièrement courte, n’ayant que peu de choses à dire. Chambre simple est ce que l’on appelle plus communément un roman choral ou roman polyphonique. Chaque chapitre est l’occasion d’offrir au lecteur le point de vue d’un des personnages. Ce procédé narratif a l’avantage d’offrir une multiplicité de perpectives. En général, cela est synonyme de richesse narrative. Jérôme Lambert a découpé son roman de telle sorte à ce que nous ayons le point de vue du patient, de son ex-conjoint, ainsi que du personnel hospitalier au contact du malade. L’auteur développe deux thèmes principaux : la fin d’une histoire d’amour et la maladie. Au fil des pages, l’on comprend que Roman, qui s’est précipité au chevet du narrateur après avoir reçu un appel d’urgence de l’hôpital, est son ex conjoint. Que le narrateur l’a brutalement quitté quelques temps auparavant sans réelles explications. On assiste à quelques réminiscences de leur histoire d’amour, mais là encore nous ne disposons que de bribes sans réel intérêt. À aucun moment on ne rentre dans le vif du sujet, dans la matière de leur histoire, à laquelle je n’ai pas cru une seconde. Ce roman est trop lisse, fade, plat. Mon reproche principal est qu’il manque de saveur. Il n’y a aucune aspérité permettant de donner corps à l’histoire. Si je devais assimiler ce roman à quelque chose de physique, ce serait une sorte de brume, une substance inconsistante, intangible. C’est une sensation assez particulière que je ne saurais décrire autrement. Aussitôt lu, aussitôt oublié. Il existe tellement de romans qui méritent d’être lus que je ne considère pas qu’il faille s’attarder sur cet ouvrage. Cela étant dit, Chambre simple présente l’avantage d’être relativement court – 182 pages, et donc de se lire rapidement. N’hésitez pas à me dire en commentaires ce que vous avez pensé de ce roman, je serais curieuse de découvrir les raisons pour lesquelles cet ouvrage vous a plu.

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